COMPTES RENDUS D'ASSEMBLÉE​

Chaque année, les membres de la Société du Cheval Anglo-Normand sont invités à deux Assemblées Générales pour s’informer et débattre autour des sujets d’élevage.

Retrouvez les comptes-rendus des  1er mars et 19 décembre 2019.

Compte-rendu Assemblée Générale du jeudi 19 décembre 2019

Comptes financiers de la Société du Cheval Anglo-Normand – Alors que l’exercice précédent laissait apparaître un compte de résultats positif de 625 euros, celui qui a couru de juin 2018 à mai 2019 s’est avéré négatif à hauteur de 1559 euros. Et ce malgré une diminution du budget des cadeaux remis, lors de l’assemblée de mars, aux entourages des vainqueurs de Groupe I.

Recrutement de nouveaux sociétaires – Les chiffres présentés ci-dessus imposent de recruter pour maintenir un équilibre financier, le président faisant tout particulièrement appel aux jeunes. Du point de vue communication, un courrier sera envoyé aux éleveurs normands et à ceux des départements limitrophes pour rejoindre « l’Anglo, une association qui a toujours servi l’élevage ». Une page permettant d’adhérer par voie dématérialisée sera d’ailleurs créée sur le site dès début 2020. Et il faut là rappeler que, outre le fait de pouvoir s’immiscer dans les débats concernant l’avenir de leurs élevages, les sociétaires ont le loisir de participer au traditionnel tirage au sort de cartes de saillies pour lesquelles, c’est à rappeler, aucune somme n’est demandée aux récipiendaires.

Renouvellement au comité – Tandis que MM. Daniel Foucault et Roger Ledoyen, membres du comité de l’Anglo-Normand, nous ont quittés cette année, à l’occasion de la réélection du tiers sortant, sont entrés au comité Mme Françoise Chaunion et M. Christian Hoste.

Le Trotteur Français mondialement à l’honneur – Si, d’un point de vue plus large, le président Jean-Pierre Viel se dit satisfait des résultats (+ 10%) enregistrés au PMU depuis le début du meeting d’hiver, concernant l’élevage proprement dit, le président Jean-Pierre Viel se félicite de « l’excellent comportement des Trotteurs Français dans les plus grandes épreuves au niveau du programme international », que ce soit en France ou à l’étranger. À propos des courses de sélection réservées à la race, il fait référence à Étoile de Bruyère (Kénor de Cossé) pour montrer que des investissements très raisonnables peuvent déboucher sur la naissance d’un sujet classique. Toujours est-il que Dominique de Bellaigue est revenu d’un voyage avec en poche « un contrat portant sur l’achat de 1000 Trotteurs Français par des Canadiens », indique le président, Bold Eagle ayant il est vrai fait véritablement sensation fin octobre à Woodbine lors de sa victoire dans la Breeders Crown pour chevaux d’âge. 

Des interrogations quant à la future politique d’élevage – Suite à l’accession de M. Jean-Pierre Barjon à la tête de LeTROT, des éleveurs de l’Anglo-Normand, comme a pu l’exprimer ce jour Philippe Delaunay, appréhendent une modification des grandes orientations de la politique d’élevage de la société-mère. Des inquiétudes dues aux déclarations, dans l’hebdomadaire Province Courses en 2016, du nouveau numéro un de la discipline. Lequel disait : « Aujourd’hui, il est urgent de ne pas perdre de temps et d’aller plus loin que ce que peuvent nous permettre les règles françaises d’élevage (…). On est tous là pour faire naître des cracks. La lecture française est qu’on a protégé quelque chose de très très bon. Je n’ai pas de problème avec cela. Mais dans ma position d’éleveur, et de compétiteur, je vais essayer d’aller au meilleur (…) ». Des propos qui font affirmer à Thierry Andrieu : « Le rôle des associations et syndicats d’éleveurs va être très important si est posée la question d’une ouverture nouvelle du Stud-Book du Trotteur Français, voire par ailleurs de l’autorisation du transport de semence ». Quant à Paul Essartial, qui lors de sa présidence au Cheval Français entre 1994 et 1997, défendit avec succès la cause de la race face à la plainte danoise et parvint à faire accepter, aux autres nations européennes du trotting, un quota limité à 16 % de nos allocations, il met en garde contre « une ouverture non maîtrisée qui entraînerait une chute libre de la moyenne des prix, sept fois plus importante chez nous que chez nos voisins ». Cependant, malgré ces craintes quant à un changement de politique d’élevage, Jean-Pierre Viel opte pour une attitude positive vis à vis de ceux qui tiendront les rênes de LeTROT à partir du 1er janvier 2020 : « Le nouveau président est désormais face à ses responsablités. Des jeunes ont également voulu prendre les leurs. Tous les nouveaux élus doivent désormais montrer leurs capacités à œuvrer à la pérennisation de la filière. De notre côté, nous devons les encourager ».

De la question d’un étalon syndiqué dans plusieurs pays – André Blée s’étonne du fait qu’un étalon agréé pour 100 cartes au sein de la race (y compris celles vendues à des éleveurs étrangers dont les sociétés-mères ont signé une chartre avec LeTROT pour produire du Trotteur Français hors de nos frontières) et syndiqué, puisse également l’être à la même hauteur à l’étranger. « Une pratique qui ne demande pas d’accord de la part du Ministère de l’Agriculture », répond Jean-Pierre Viel, lequel s’interroge sur la possible intervention du Ministère des Finances.

De l’importance de soutenir les « petits » hippodromes – Plusieurs personnes présentes dans la salle, dont Jean-Pierre Viel lui-même, œuvrent à l’organisation de réunions de courses sur les « petits » hippodromes provinciaux. Il faut absolument que ceux-ci continuent de recevoir des aides de l’Institution « afin de ne pas décourager tous les bénévoles sur lesquels repose leur existence ».

Association des Éleveurs Normands : bilan des Ventes de Caen 2019
Dans la foulée du « grand cru » 2017 et des bons résultats 2018, le millésime 2019 des Ventes de Caen s’est avéré une nouvelle fois très satisfaisant, comme ont pu le souligner le Président de l’Association des Éleveurs Normands, Philippe Henry, et son vice-président, Thierry Andrieu, lequel a présenté le bilan à l’assemblée.

→ Statistiques générales :
– Inscrits : 915
– Absents : 92
– Présentés : 823
– Vendus : 573
– Retirés : 250
– Pourcentage vendus : 70 %
– Total chiffre d’affaires : 2 621 300 €

→ Statistiques yearlings
– Inscrits : 750
– Absents : 65
– Présentés : 685
– Vendus : 478
– Retirés : 207
– Pourcentage vendus : 70 %
– Prix moyen vendu : 4 886 €
– Prix moyen vendu mâle : 5 554 € (263 vendus pour un CA de 1 460 600 €)
– Prix moyen vendu femelle : 4 068 € (215 vendues pour un CA de 874 600 €)
– Total chiffre d’affaires : 2 335 600 €

→ Statistiques foals
– Inscrits : 134
– Absents : 21
– Présentés : 113
– Vendus : 82
– Retirés : 31
– Pourcentage vendus : 73 %
– Prix moyen vendu : 3 135 €
– Prix moyen vendu mâle : 2 713 € (38 vendus pour un CA de 103 100 €)
– Prix moyen vendu femelle : 3 500 € (44 vendues pour un CA de 154 000 €)
– Total chiffre d’affaires : 257 100 €

Présentation du nouveau site internet www.ventes-caen-trot.com
Une présentation du nouveau site internet des Ventes de Trotteurs de Caen, en service depuis le début du mois d’août, a été faite à l’assistance. Bien accueilli par les utilisateurs, il devrait encore être enrichi dans les prochains mois et, vu la très bonne fréquentation (voir les chiffres ci-dessous) dont il est l’objet, il semble en mesure de constituer un excellent outil de communication pour les fournisseurs du Trot.

Fréquentation du site (du 7 août au 17 décembre) :
– 16 691 visiteurs différents 
– 58 221 sessions ouvertes
– 183 639 pages vues

Compte-rendu AG du vendredi 1er mars 2019

→ Accueil des participants par le président Jean-Pierre Viel et minute de silence en mémoire des membres de l’Anglo-Normand ou de leurs proches décédés depuis la dernière réunion en décembre

→ Réélection du tiers sortant

→ Intervention de Dominique de Bellaigue, président de la société-mère Le TROT
Celui-ci prononce un discours relatant notamment :
– l’actualité des chiffres au PMU et la future organisation d’un grand débat pour simplifier la compréhension des courses par le grand public
– l’avis défavorable du conseil d’administration et du comité de la société-mère quant à une possible transformation du GIE (Groupement d’Intérêt Économique) PMU en Société Anonyme.
– la baisse des allocations pour 2019, décision prise après consultation des comités régionaux du Trot. Le président affirme qu « qu’il n’existe pas d’opposition entre Paris et la Province et entre les grosses et petites structures »

→Nouvelle grille de catégorisation des poulinières et nouveaux critères d’approbation des étalons
– introduction du sujet par Joël Hallais, président de la commission de l’élevage de Le TROT. 
– présentation très détaillée des futures règlementations par Arnaud Duluard, chef du service élevage rue d’Astorg :
. remplacement, à partir de la monte 2020, pour les juments lettres « V et suivantes », ainsi que pour les plus âgées à travers leur production depuis la génération sus-mentionnée, de l’ancien barème basé sur les records par un « barème couleurs » s’appuyant sur la meilleure performance réalisée en terme de classification du programme en Groupes I, II et III et courses A, B, C, D, E, F, G et R (courses « à réclamer »).
. système d’équivalence, selon la valeur nominale des épreuves, pour les performances réalisées par des Trotteurs Français hors de nos frontières
. résultats des études d’impact effectuées, tant pour l’approbation des étalons (ceux qui seront approuvés avant 2020 en vertu des anciens critères le resteront) que la classification des juments.

→ Compléments d’information chiffrés
Guillaume Maupas, directeur technique de Le TROT, divulgue ensuite divers compléments d’information chiffrés : 
– Monte 2018
. 14689 juments saillies (-1,84 % / 2017) dont 1768 pour la première fois (6,5 % / 2017)
. demande de 459 carnets de monte par les étalonniers, contre 483 en 2017
– Épreuves de qualification
. 8,9 % de 2 ans admis (sans conséquence sur le nombre de partants dans les courses appelant cette jeune promotion) et légère progression chez les 3 ans
– Bilan du meeting d’hiver
La moyenne de partants par course est passée de 13,1 à 12,99, avec une baisse plus marquée dans les épreuves au trot monté. Des chiffres en corrélation avec une diminution du nombre d’entraîneurs ayant participé au meeting (« une centaine en moins ») et une régression du nombre de chevaux différents à s’être rangés sous les ordres du starter. Avec notamment une assez forte chute de participation des concurrents étrangers (y compris dans les Grands Prix de France et de Paris) qui ont glané au total 3,9 M€ d’allocations contre 4,2 M sur la même période l’hiver dernier. Tant le directeur technique de la société-mère que son président retiennent comme réalisable, sous certaines conditions, l’organisation d’un petit nombre de Courses à Handicap, suggestion faite par le président Viel.

→ Parole à la salle
– Philippe Hue, ex-professionnel désormais à la retraite, s’en empare le premier et égrène une large liste de doléances dont :
. l’autorisation pour les personnes dans son cas de pouvoir entraîner trois sujets au lieu de deux actuellement
. « une répartition équilibrée » des allocations en rapport avec les conditions de courses
. une requalification sur 2500 mètres pour les chevaux d’âges
. le passage de 45 à 30 jours d’interdiction de courir pour les trotteurs avec six « zéros »
. l’abaissement du taux de TVA
. une diminution de l’ouverture de nos courses aux sujets étrangers (N.B. 16 % du programme hexagonal leur est ouvert et, en 2018, ils ont engrangé 4 % de la masse globale des allocations distribuées en France)
. une révision à la baisse de 10 % (recul 2019 pour les allocations) des salaires des employés de la société-mère
– Point par point, des réponses sont apportées à l’intervenant par Dominique de Bellaigue et Guillaume Maupas

→ Remise de trophées
La réunion se termine par la traditionnelle remise de trophées aux entourages des vainqueurs de Groupe I

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