COMPTES RENDUS D'ASSEMBLÉE​

Chaque année, les membres de la Société du Cheval Anglo-Normand sont invités à deux Assemblés Générales pour s’informer et débattre autour des sujets d’élevage.

Retrouvez les comptes-rendus des 22 décembre 2018 et 1er mars 2019.

Compte-rendu AG du vendredi 1er mars 2019

→ Accueil des participants par le président Jean-Pierre Viel et minute de silence en mémoire des membres de l’Anglo-Normand ou de leurs proches décédés depuis la dernière réunion en décembre

→ Réélection du tiers sortant

→ Intervention de Dominique de Bellaigue, président de la société-mère Le TROT
Celui-ci prononce un discours relatant notamment :
– l’actualité des chiffres au PMU et la future organisation d’un grand débat pour simplifier la compréhension des courses par le grand public
– l’avis défavorable du conseil d’administration et du comité de la société-mère quant à une possible transformation du GIE (Groupement d’Intérêt Économique) PMU en Société Anonyme.
– la baisse des allocations pour 2019, décision prise après consultation des comités régionaux du Trot. Le président affirme qu « qu’il n’existe pas d’opposition entre Paris et la Province et entre les grosses et petites structures »

→Nouvelle grille de catégorisation des poulinières et nouveaux critères d’approbation des étalons
– introduction du sujet par Joël Hallais, président de la commission de l’élevage de Le TROT.
– présentation très détaillée des futures règlementations par Arnaud Duluard, chef du service élevage rue d’Astorg :
. remplacement, à partir de la monte 2020, pour les juments lettres « V et suivantes », ainsi que pour les plus âgées à travers leur production depuis la génération sus-mentionnée, de l’ancien barème basé sur les records par un « barème couleurs » s’appuyant sur la meilleure performance réalisée en terme de classification du programme en Groupes I, II et III et courses A, B, C, D, E, F, G et R (courses « à réclamer »).
. système d’équivalence, selon la valeur nominale des épreuves, pour les performances réalisées par des Trotteurs Français hors de nos frontières
. résultats des études d’impact effectuées, tant pour l’approbation des étalons (ceux qui seront approuvés avant 2020 en vertu des anciens critères le resteront) que la classification des juments.

→ Compléments d’information chiffrés
Guillaume Maupas, directeur technique de Le TROT, divulgue ensuite divers compléments d’information chiffrés :
– Monte 2018
. 14689 juments saillies (-1,84 % / 2017) dont 1768 pour la première fois (6,5 % / 2017)
. demande de 459 carnets de monte par les étalonniers, contre 483 en 2017
– Épreuves de qualification
. 8,9 % de 2 ans admis (sans conséquence sur le nombre de partants dans les courses appelant cette jeune promotion) et légère progression chez les 3 ans
– Bilan du meeting d’hiver
La moyenne de partants par course est passée de 13,1 à 12,99, avec une baisse plus marquée dans les épreuves au trot monté. Des chiffres en corrélation avec une diminution du nombre d’entraîneurs ayant participé au meeting (« une centaine en moins ») et une régression du nombre de chevaux différents à s’être rangés sous les ordres du starter. Avec notamment une assez forte chute de participation des concurrents étrangers (y compris dans les Grands Prix de France et de Paris) qui ont glané au total 3,9 M€ d’allocations contre 4,2 M sur la même période l’hiver dernier. Tant le directeur technique de la société-mère que son président retiennent comme réalisable, sous certaines conditions, l’organisation d’un petit nombre de Courses à Handicap, suggestion faite par le président Viel.

→ Parole à la salle
– Philippe Hue, ex-professionnel désormais à la retraite, s’en empare le premier et égrène une large liste de doléances dont :
. l’autorisation pour les personnes dans son cas de pouvoir entraîner trois sujets au lieu de deux actuellement
. « une répartition équilibrée » des allocations en rapport avec les conditions de courses
. une requalification sur 2500 mètres pour les chevaux d’âges
. le passage de 45 à 30 jours d’interdiction de courir pour les trotteurs avec six « zéros »
. l’abaissement du taux de TVA
. une diminution de l’ouverture de nos courses aux sujets étrangers (N.B. 16 % du programme hexagonal leur est ouvert et, en 2018, ils ont engrangé 4 % de la masse globale des allocations distribuées en France)
. une révision à la baisse de 10 % (recul 2019 pour les allocations) des salaires des employés de la société-mère
– Point par point, des réponses sont apportées à l’intervenant par Dominique de Bellaigue et Guillaume Maupas

→ Remise de trophées
La réunion se termine par la traditionnelle remise de trophées aux entourages des vainqueurs de Groupe I

Compte-rendu AG  du jeudi 20 décembre 2018

→ Approbation des bilans d’activité 2018 de la Société du Cheval Anglo-Normand et de l’Association des Éleveurs Normands.

→ Concernant l’Anglo :
– une baisse permanente du nombre d’adhérents induit un compte de résultat qui se rapproche tout juste de l’équilibre, et ce malgré un poste « cadeaux-souvenirs » maîtrisé. Ce poste, qui vise à mettre en valeur les champions trotteurs nés dans la région, fait partie de l’ADN de l’association dont le président Jean-Pierre Viel invite les membres à se mobiliser pour recruter de jeunes éleveurs désireux de débattre.
– Christian Hoste préconise qu’une adhésion à l’Anglo-Normand soit demandée aux personnes utilisant les services de l’Association des Éleveurs Normands pour commercialiser leurs chevaux.

→Concernant l’A.E.N. :
– Les ventes automnales caennaises ont connu un engouement, avec un surplus d’inscriptions supérieur à une centaine, d’où l’organisation d’une journée supplémentaire pour les yearlings. Sur l’ensemble des neuf dates, y compris les deux réservées aux foals, poulinières et parts d’étalons, le chiffre d’affaires réalisé est de 2 678 300 euros, soit le deuxième meilleur crû après celui record de l’an dernier qui avait atteint frôlé les 3,2 millions d’euros.
– Thierry Andrieu soumet la proposition de revenir à six rendez-vous pour les yearlings, soit deux sessions de trois jours avec un total maximum de 660 à 670 numéros.

– Bilan détaillé des ventes 2018 :
. 598 des 979 sujets inscrits ont été l’objet d’une transaction. Et si trois adjudications ont été annulées pour une somme globale de 28 500 euros, 81 absences, soit 8,3 % des inscriptions, ont été à déplorer. Une amende est infligée aux vendeurs de ces chevaux absents, sauf présentation d’un certificat d’équarissage.
. 482 yearligs ont changé de mains contre 484 un an plus tôt. Avec donc un pourcentage de vendus en diminution (67 % contre 77%) mais aussi un fléchissement de la moyenne par sujet, passée de 5 264 € à 4 812 €.
. Contrairement, sensible augmentation du prix moyen et du pourcentage de vendus chez les foals.
. Du côté des poulinières et des parts d’étalons,« le marché est compliqué » indique Thierry Andrieu qui note par ailleurs« l’intérêt croissant montré à l’égard de la place caennaise par des acheteurs étrangers qui, en septembre et octobre 2018, ont déboursé 148 000 euros pour 24 chevaux ». Une clientèle européenne touchée par l’intermédiaire de la cellule internationale de la société mère.
. Philippe Henry déplore l’organisation d’épreuves de qualification à la Prairie le lendemain des ventes de foals 2018. Une circonstance entraînant une gestion délicate de la remise en état de propreté des boxes, d’où un planning à revoir en concertation avec Le Trot. Mais c’est une préoccupation d’un tout autre ordre qui dérange le président de l’A.E.N., à savoir la volonté de transfert, exprimée par certains professionnels, des ventes sur l’hippodrome de Cabourg. « Un déplacement hors de question, affirme Philippe Henry.C’est l’identité même de ces vacations, créées il y a trois décennies par un comité emmené par Albert Viel, qui serait menacée ».

→ Débat avec la salle sur la situation dégradée de l’activité courses
– La chute notable des enjeux au PMU et de la rentabilité de l’organisme collecteur provoquant une diminution du retour à la filière, une baisse de l’enveloppe des allocations pour la saison 2019 s’est avérée inévitable. Cette baisse est déjà actée à hauteur de 26 M€, alors que, lors de chacun des quatre derniers exercices, le Trot a apporté 8 M€ dans les caisses du galop tout en augmentant ses prix de courses de 20 M€ de moyenne. Sur les 26 M€ susmentionnés, 55 % doivent être pris sur l’enveloppe de la province et donc 45 % sur celle de Vincennes et Enghien.
– Une répartition jugée inadéquate par les professionnels de certaines régions mais que défend Jean-Pierre Viel « sachant que Paris, qui distribue 34,5 % des allocations sur 14 % des quelque 11 000 courses du programme, génère 51 % de la recette du PMU ». Et de se poser la question de savoir si le résultat ne serait pas nettement plus positif si 18 à 20 % des courses se déroulaient dans la capitale ?
– Suite à l’intervention de Guy Quentin (l’éleveur sud-manchois des « du Mont ») annonçant « de grosses difficultés chez les « petits » entraîneurs », le président convient qu’« il aurait sûrement été préférable de décider d’une stagnation des allocations les années passées ».
– Paul Essartial déclare quant à lui « impératif pour les courses de revenir dans les écrans radars des grands médias et de se remettre en question, notamment sur un sujet comme le déferrage, donnée difficile à appréhender par les néophytes » et veut« insuffler une dose d’optimisme quant à l’avenir de la filière et ne pas, comme certains le suggèrent, arrêter les courses à Enghien et vendre le site voire le siège du Trot rue d’Astorg dans le VIIIe arrondissement et le transférer à Grosbois ». Le président le rejoint, estimant que « ce serait même une grosse erreur qui compliquerait d’emprunter à l’avenir auprès des banques ». Et de poursuivre : « La pérennité de la filière passe par l’engagement de l’État, qui a promis d’agir en cas de déséquilibre des finances, et par la redynamisation du PMU grâce à sa nouvelle équipe à laquelle il faut donner un peu de temps pour mettre en œuvre sa stratégie. Et ce en symbiose avec des représentants des sociétés mères capables de réactivité quant aux programmes de courses ». Et de préciser : « Au trot, il est possible d’étoffer les lots en recréant des rendements de distance dans de nombreuses courses, voire en ressuscitant les handicaps »

Jean-Pierre Viel conclut la réunion en proposant d’« associer le nom de l’entreprise PMU au Grand Prix d’Amérique, actuellement sans sponsor désireux de mettre 400 ou 500 000 euros dans la corbeille ». Une opération de communication qui permettrait d’élargir sans frais la notoriété du « bras armé » de l’Institution.

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